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Iot-Siat

Publié le : 03 février 2009 à 21:12 par jbacon (Site web lien externe)
Catégorie : Nouvelles / Essais

Il était dix heure lorsque Anna se réveilla comme à son habitude, afin d'aller travailler. Elle s'habilla après avoir pris une bonne douche rafraichissante et déjeuna d'une grande tasse de café fumant accompagnée de croissants croustillants. Anna avait 29 ans et était scientifique. Elle travaillait dans un laboratoire spécialisé dans le surnaturel, situé à un quart d'heure de Londres. En ce moment, elle et son ami collègue, Stan, travaillaient sur certaines molécules qui apparaissaient dans l'air et qui étaient, d'après leur déduction, omniprésents dans l'atmosphère. On pouvait croire qu'il n'y avait rien d'extraordinaire dans tout ça, car des molécules, on en trouvait partout, mais un détail avait attiré leur attention. En effet, ils avaient découvert que lorsque s'ajoutait de la sève de hêtre avec quelques unes de leurs concoctions chimiques, et qu'un contact entre ce système et l'air existait, il se passait quelque chose d'étrange. Une aura fragile se dégageait, et s'était comme s'ils quittaient ce monde pour passer dans un univers parallèle, bien qu'ils soient toujours dans la même salle. Le fait était simple. La pièce semblait tourner, tout devenait flou, et puis, ils avaient l'impression de voir le laboratoire à l'envers. Mais c'était passager et ne durait jamais longtemps. Pourtant, ils ne pouvaient aller plus loin, car l'aura était bloquée à un certain point et les deux scientifiques ne réussissaient pas à avancer.


Anna s'arrêta devant le laboratoire, descendant du taxi avec souplesse. Elle remercia le conducteur, lui versa l'argent du chemin, et s'aventura dans le bâtiment. Poussant la porte grinçante, Anna se retrouva dans un vaste hall illuminé par la lumière du jour qui filtrait par les larges fenêtres des murs. Il faisait assez frais, et Anna frissonna légèrement. Elle salua le gardien qui sortait de son bureau, passa devant la réceptionniste, aida au passage l'une des femmes de ménage qui venait de faire tomber son plumeau du haut de l'échelle, et pour finir, entra dans un large bureau au murs blancs et soignés. Stan était déjà là, installé dans un fauteuil à roulette gris, posté devant un ordinateur. Il semblait calculer des données invraisemblable et tapait sur le clavier à une allure folle. Anna, non étonnée, se dirigea vers lui et dit :

- Bonjour ! Alors, ça travaille dur ?

Stan se retourna. Il n'avait pas remarqué la présence de la jeune femme. Il sourit, le visage fatigué, et lui répondit :

- Oui, j'ai passé la nuit au bureau ! Quelque chose m'intriguait, et je me suis mis en tête de le déchiffrer.

Anna qui était en train de poser son gilet noir sur le porte-manteau en bois, leva les yeux soudainement, se redressa et se retourna vivement, pour murmurer, intéressée :

- Tu as découvert quelque chose d'étrange ? Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé hier ?

- Oui, j'ai bel et bien découvert des détails très importants et si je ne t'ai pas prévenue, c'est que tu étais bien trop affairée hier dans cette rédaction et ces calculs que je n'ai pas voulu te déranger ! Et puis...tu es ensuite partie bien vite !

Anna s'approcha de l'ordinateur, et se pencha dessus, en demandant :

- Qu'as-tu trouvé, alors ?

- Quelque chose de très intéressent, mais dont je n'ai pas encore trouvé le sens ! répondit le jeune homme. Regarde !

Il se pencha sur l'ordinateur d'à côté, et tapa sur le clavier, en cliquant sur la souris à de nombreuses reprises, dans des endroits qui semblaient cachés, car Anna s'aperçut que Stan cliquait au milieu de nul part. Puis, Stan se leva et brancha des fils sur une machine en acier occupée par de nombreux bouton. Il ouvrit ensuite une petite porte située sur le ventre de l'appareil, et y versa le système. Il referma la porte, et brancha au dos de la machine un grand tuyau où de l'air commença à circuler. Branchant l'appareil sur l'ordinateur, il se remit dessus et tapa de nouveau sur le clavier. Des chiffres et des lettres sans aucuns sens apparurent alors. Anna regarda l'écran avec plus d'intensité comme si elle voulait explorer jusqu'au fond de la machine.

- Qu'est-ce que c'est que cette folie ? demanda la jeune femme.

- Je ne sais pas. J'en ai déduis que c'était un code exprimant une phrase ! Mais je n'ai pas trouvé le moyen de le déchiffrer !

- Moi, je sais comment faire ! dit Anna distinctement.

Stan la regarda, et attendit qu'elle lui explique.

- Tu te rappelles du cadeau de mon grand père, juste avant sa mort ? Le lecteur de virus ?

Stan hocha la tête.

- Hé bien... Il peut aussi déchiffrer n'importe quel code.

- Et où est-il ?

-Je l'ai rangé dans un placard du côté de son ancien bureau. Attends, je reviens !


Anna sortit de la pièce et revint quelques instants plus tard, avec un drôle d'appareil cylindrique dans les mains. Elle le posa sur la table, inséra le fils USB sur l'ordinateur et connecta le lecteur. Sur l'écran apparut un nouvel icône. Anna se dirigea dessus, et des données numériques défilèrent sous les yeux des deux scientifiques. En l'espace de quelques secondes, le lecteur analysa le problème. Il affichait clairement qu'il avait bien trouvé le code, et qu'il pouvait le déchiffrer.. Mais cela allait durer environ trois heures.

- Trois heures... Il va falloir qu'on s'occupe comme on peut. Mais au moins, on est sûr qu'il pourra le déchiffrer ! dit Anna après avoir regardé le temps de calcul.

Ils s'occupèrent durant les trois heures en jouant aux échecs. Au bout de deux heures, Anna en avait eu marre et s'était endormie sur le bureau. Soudain, un son strident la réveilla, et Stan se dirigea aussitôt vers l'ordinateur. Le lecteur affichait que le déchiffrement était terminé. L'impatience et l'excitation se lisaient dans les yeux des deux scientifiques. Stan pressa le nouveau bouton qui était apparu sur l'écran, et des phrases apparurent :


« Par deux fois déjà, cette formule a été récitée

Dans l'envers du décors, dans un monde insensé

pour trois fois maintenant, le sort en est jeté ! »

Anna et Stan ne comprenait pas ce que cela voulait dire, mais ils n'eurent pas le temps de se poser des questions, car de nouvelles phrases apparurent :

« Seulement et seulement si

Une personne devine le sens renversé

La formule qui aura été lâchée

A jamais reposera dans ses propres données

Pour ne plus reparaître dans une même destinée ! »


Anna regarda Stan, incrédule ; Que voulait dire tout ce charabia ? Stan s'apprêtait à dire quelque chose à Anna lorsqu'il s'arrêta aussitôt, ayant compris que quelque chose d'anormal se produisait. Dans l'atmosphère, un vent frais venait de se lever, et une brise légère souffla dans leurs cheveux. Il semblait que les molécules avaient changé. Seulement, tout autour d'eux était semblable aux quelques secondes qui avaient précédées la formulation à voix haute de ces étranges dictions. Stan, l'air hagard, dit alors :

- Siam euq es essap li-t ? « Mais que se passe t-il ? »

Il ne se rendit pas tout de suite compte que ce qu'il avait dit était incompréhensible. Anna le regarda, pensant certainement qu'il était malade, ou qu'il se fichait d'elle :

- As-uq ut sid ? « Qu'as-tu dit ? »

Stan la regarda sans comprendre. S'apercevant du regard interrogateur et perplexe de son collègue, Anna comprit qu'elle avait aussi dit quelque chose d'insignifiant. Il se regardèrent, ne comprenant pas ce qu'il se passait. Il paraissait que tout ce qu'il disait se transformait en une phrase sans queue ni tête. Stan lui dit :

-ej en dnerpmoc sap ! Euq es essap li-t ?

Le regard interloqué d'Anna fit comprendre à Stan qu'elle avait bien entendu pas comprit le sens de sa phrase. Alors, il prit un bout de papier et écrivit :

« Je ne comprends pas ! Que se passe t-il ?

- Je crois que tout ce que nous disons se transforme... répondit la jeune femme d'une écriture fine et propre.

-Attends, que disait cette formule, déjà ? »

Le scientifique se pencha sur l'écran et essaya de traduire :

« Il semble les premières phrases veulent dire que nous avons prononcé cette formule pour la troisième fois depuis sa création, bien que les deux premières ne viennent pas de nous ! Et apparemment c'est ce qui a produit ce changement !

- Oui, mais que signifient les autres formules ? Une personne trouvant le sens renversé pourrait changer ce qu'il s'est passé ? demanda Anna, à court de logique.

- Je pense... Mais que signifie le sens renversé ?

- Je ne sais pas, mais là, j'ai sommeil, je crois que je vais y aller, nous verrons ça demain, en espérant que ces drôles d'évènements ne soient arrivés qu'à nous..! »

Après avoir dit bonsoir à Stan, elle prit son gilet et sortit du laboratoire. Elle appréhendait sérieusement de la réaction des habitants de la planète. Est-ce que cela ne leur était arrivé qu'à eux, ou bien le monde entier était-il touché ?


Sortant d'un pas lourd et fatigué, elle appela un taxi, levant simplement le bras, c'était assez clair pour le chauffeur. L'homme s'arrêta à sa hauteur et lui demanda :

- Vous vous arrêtez où ?

Anna sursauta. Apparemment, ça ne les avaient pas touchés... Comment allait-elle faire ? Elle ne pouvait pas lui parler, il ne comprendrait pas ! Heureusement, elle ne connaissait pas ce chauffeur, et mima avec les gestes, se faisant passer pour une personne aphone. Le chauffeur mit du temps à comprendre. Puis, il la fit monter dans sa voiture et ils se dirigèrent dans la rue où la jeune femme habitait. Remerciant le chauffeur, elle rentra chez elle, exténuée.

Le lendemain, elle ne prit pas le temps de déjeuner. Elle sortit aussitôt de chez elle. A sa grande surprise, Stan attendait déjà devant chez elle. Il lui adressa un geste de la main, et elle courut vers lui. Elle monta dans sa petite voiture, sur le siège d'à côté, et lui dit :

« Merci d'être venu me chercher, je ne sais pas ce que j'aurais dit, cette fois, à mon chauffeur du matin !

- Ce n'est rien ! J'ai dormi au laboratoire ! As-tu découvert quelque chose d'intéressant par rapport aux autres personnes ?

- Oui, et ce n'est pas quelque chose de très rassurant ! Il semble que les autres n'aient pas été touchés par cette « malédiction ».

- Ah...Au moins, ça fait quelque chose de moins sur le dos !

- Imagine ! On ne peut pas leur parler, ils vont nous trouver très louches ! répliqua Anna sur les nerfs.

- Du calme ! Le mieux, c'est de ne pas sortir du laboratoire...Peut-être aurons nous découvert le mystère qui se cache dans les dernières phrases de cette formule informatique...? »


La discussion s'était bien évidemment passée sur un morceau de papier. Désormais, ils gardaient toujours un stylo sur eux. Lorsqu'ils entrèrent dans le laboratoire, Anna se jeta aussitôt sur l'ordinateur et les formules qu'il contenait.

« Le sens renversé... » songea t-elle. Se grattant la tête avec frénésie, elle regarda son collègue. Celui-ci haussa simplement les épaules, et s'assit à côté d'elle. Les heures passèrent. Stan avait passé le plus part du temps à faire des calculs, tout en essayant de trouver la signification de la phrase, tandis que Anna tournait et retournait les idées dans sa tête, marchant d'un bout à l'autre de la pièce. Soudain, elle se frappa le front, et s'exclama :

- Mais bien sûr ! Le sens renversé, c'est tout simplement la phrase à l'envers ! « l'envers du décors », « le sens renversé ». Tout ça concorde parfaitement !

Stan leva les yeux vers elle. Elle avait parlé à haute voix, et ce qu'elle avait dit n'était pas correct. Le regardant, elle prit un morceau de papier et écrivit ce qu'elle venait de dire, et un éclair de compréhension illumina les iris du scientifique. Il se leva, et regarda la formule, puis Anna.

« Tu penses que nous devons lire cette formule à voix haute ? Lui demanda t-il, par écrit.

- Je ne pense pas, j'en suis sûre ! S'exclama t-elle. Tiens, je vais essayer !

Elle commença à lire la formule, et celle-ci fut prononcée dans un langage inversé, comme elle l'avait deviné. Mais lorsqu'elle demanda à Stan si ça marchait, il apparut que cela n'avait pas fonctionné. Stan écrivit alors :

« Et si tout simplement, comme le dit la formule, nous devions le dire dans un sens inversé...Et étant donné que depuis que nous avons récité la formule, nous parlons à l'envers, cela veut dire que nous devons réussir à lire la formule dans son sens inversé par rapport à nous actuellement, donc correctement dans la langage commun...Non ?

- Mais oui ! Tu es génial ! Mais le problème, maintenant, c'est de réussir à le dire...

-On n'a qu'à essayer ! lui répondit simplement le jeune homme.

Il prononça la formule :


« Par deux... deux....fois déjà, cette formule a... a... été éticér

Dans l'verlan.... du dé.... du srocéd, dans un monde ésnesni

ruop.... trois.... trois fois ajéd, le tros en ai.... je....je.... jeté ! »

Rien ! Anna écrivit :

- Presque, mais ce n'est pas tout à fait ça...Vas-y, essaie !

Elle l'encourageait du mieux qu'elle le pouvait, et dans ses yeux brillait l'espoir, et Styan comprit qu'elle avait confiance en lui, alors, il se concentra, et prononça d'une traite :

« Par deux fois déjà, cette formule a été récité

Dans l'envers du décors, dans un monde insensé

pour trois fois maintenant, le sort en ai jeté ! »

Un souffle d'air chaud fit voler les feuilles où les deux collègues avaient écrit leur dialogue. Puis, il s'en alla par la fenêtre ouverte. Anna regarda son ami, pleine d'espoir, et murmura :

- C'est fini ?

Stan sourit et répondit :

- Oui !

Dans un éclat de rire, ils s'étreignirent, soulagé, et en même temps, il s'exclamèrent :

- Et la prochaine fois, tais-toi !

Et tandis que Stan éteignait l'ordinateur, sur le visage d'Anna apparut une expression horrifiée ! Stan la regarda, perplexe, et lui dit :

-nats, ej siorc euq as ecnemmocer ! « Stan, je crois que ça recommence ! »

Il la regarda terrifié.... Pendant un long moment, ils se regardèrent, catastrophés, mais Anna se mit à rire. Stan ne comprit pas tout de suite ! Mais lorsque ce fut le cas, il afficha un regard boudeur et ils éclatèrent de rire à nouveau, pour ne s'arrêter que longtemps après !

Ce texte a été lu 1042 fois.


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Rédiger un commentaire sur ce texte Votre avis sur ce texte … (2 commentaires)

Lecteur de passage (Raphy)

Le 14 mars 2009 à 15:35

Dommage que ta fin soit un peu baclée parce que ton histoire est sympa à lire
Remonter au texte | #1116

Avatar de jbacon

jbacon

Le 18 juin 2010 à 23:13

Oui... J'étais à court d'imagination =/
Remonter au texte | #1164


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