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Les âmes en fleurs

Publié le : 03 février 2011 à 13:12 par hichem
Catégorie : Nouvelles / Essais

Je vais devenir un jour une âme indescriptible. Et ceci pour causer la fin des histoires de la malheureuse nature. Malheureuse, mais bienveillante en nous apportant ce qui nous manque dans nos rêves de gens à beaux cheveux.


Lorsque la tempête de la nature hivernale fait pleurer les arbres des jardins, cela cause la fin de cette absence de vue dans les yeux des filles et des garçons de la nature.


J’étais un fils pour la tempête, un coureur vers les sources du vent. Je nageais parce que l’on a tous besoin de deviner ce qu’est l’eau, ou de faire sentir à l’eau ce qu’elle pourrait devenir dans l’apport du corps humain baignant en face des îles.


Peut-être y a-t-il des gens qui naissent comme des arbres, et les filles portent dès leur naissance une fleur de lys. Sans la fleur, une fille serait cachée longtemps avant qu’elle ne soit perçue par un amant des rosiers. On devine que le parcours féminin est si douloureux pour celles qui n’ont pas soigné leurs visages dans les miroirs de l’eau.


Il se peut que je devienne un jour formateur en élevage de fleurs de lys. Aussi haut qu’un super formateur des filles fleurs par les fleurs, je porterai en moi les histoires les plus charnelles et tous les symboles de la magie cachée et non déclarée par les filles fleurs aux fleurs.


Je porte en moi un silence abstrait que je pleure lorsqu’une dame perd la fleur de sa fille. Et pendant le printemps, j’attendais longtemps le passage de la fleur, « ma fleur », pour donner le sourire le plus propre et le plus charnel des hommes qui grattent leurs biscuits. Je m’endors en silence pour ne pas éveiller ceux qui n’ont pas la propreté et la senteur d’un homme pour les fleurs de lis. À quoi ressemble un homme déchirant une fleur ? Ceci est inscrit dans les déchirures marquées sur les troncs d’arbres veillant à la sécurité des fleurs dans leurs bains jardinés.


Peut-être que d’une fleur naissait une fleur, mais d’une dame croyante pourront naître plusieurs fleurs pour qu’elles aient leur propre bassin, où ces fleurs nées s’étalent vers l’air épanoui de leur douceur. Et les amants des filles fleurs peuvent venir prononcer leurs verbes d’amour qui seront transmis aux petits-enfants, qui les transmettront là-bas, sur les beaux lits des filles fleurs.


Dans les nuits d’octobre, les dames mères prennent soin de leurs filles et leurs apprennent à bien se couvrir contre le vent. Elles leurs donnent des parfums à odeur de lys pour les porter avec elles tout au long de leurs rêves.


Et lorsque les dames croient que leurs filles peuvent être en danger auprès d’un arracheur de fleurs, elles se joignent autour des bassins floraux, racontant à l’arbre protecteur leurs craintes et leurs peurs. Et elles énoncent bien leurs craintes que leurs filles puissent oublier qu’elles étaient des fleurs, et qu’elles commencent à se faner.


Le pouvoir de l’arbre protecteur prend garde à ce que les bassins de fleurs puissent sentir la paix et à ce qu’elles soient loin de l’atteinte des corbeaux libérés par les arracheurs de fleurs. L’arbre accueille les dames qui viennent arroser les bassins, il raconte aux dames les nouvelles de ces fleurs libérant l’amour, et les dames sont contentes que leurs rêves d’éternité soient bien protégés par les branches de l’arbre éternel.


Dans les années qui suivent, et lorsque j’ai pu dessiner le portrait de ma fleur charnelle, il apparaît tout le long des sièges des jardins des hommes qui boivent de l’alcool de fleurs de lys. Feuille par feuille, la majorité des fleurs ont été arrachées. Et ceux qui se sont révoltés contre cet acte ont été enterrés – le visage en l’air – près de l’emplacement de l’arbre protecteur.


Les dames, angoissées par le fait que leurs filles fassent couler des larmes sur les fleurs, viennent retrouver l’arbre protecteur arraché à son bassin d’argile. Les dames pleurent leur foi écroulée et perdent la chaleur d’aimer leurs filles. Les corbeaux descendent partout, et une odeur piquante remonte au ciel.


Lorsque j’étais couronné des dernières fleurs dans ma chambre secrète du dernier village d’amour, j’ai pu apprendre à mes fleurs à s’embrasser entre la nuit et le jour. Et la sueur des fleurs se multipliant en scènes d’amour m’a fait boire ma boisson charnelle pour devenir un amant de l’ancien temps, car les cadeaux de fleurs sont piquants aux yeux des amants pervers…

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« Ô Terre, Notre Monde
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Lecteur de passage (Bella)

Le 24 juin 2012 à 17:22

:) Beau texte. Mes felicitations.
Remonter au texte | #1170


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