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À la douce mémoire de ma mère (1924-2011)

Publié le : 19 avril 2015 à 12:42 par GinTonHic (Site web lien externe)
Catégorie : Poésies

Agenouillée

Devant ton corps endimanché

Dans des draps blancs de satin vautré

Tes yeux bleus à jamais fermés

Je m’ennuie déjà tant

Comment vivre mes instants devant


Plus jamais de souper chez Zappy

Ton restaurant favori>

Rôti de bœuf au jus pour toi

Scampis pour moi

Sans oublier notre demi Mouton Cadet

Rouge tu t’en moquais

Que le proprio achetait

Pour toi et moi exprès


Agenouillée

Devant ton corps endimanché

Dans des draps blancs de satin vautré

Tes yeux bleus à jamais fermés

Je m’ennuie déjà tant

Comment vivre mes instants devant


Plus jamais Pierrot

Au clair de la lune

Ne nous prêtera sa plume

Pour écrire les seuls mots

Qui comme avant te faisait parler

Et même chanter

À gorge déployée

Au grand bonheur du Frère Jacques réveillé

Juste à temps pour que les matines soient chantées

Ding Dong Ding Dong

Souvenirs retrouvés


Agenouillée

Devant ton corps endimanché

Dans des draps blancs de satin vautré

Tes yeux bleus à jamais fermés

Je m’ennuie déjà tant

Comment vivre mes instants devant


Plus jamais de siestes à tes côtés

Juste pour se coller

Dans ton lit trop petit

Plus jamais d’après-midi ensoleillés

À siroter notre petit Pepsi

De tortillas accompagné


Agenouillée

Devant ton corps endimanché

Dans des draps blancs de satin vautré

Tes yeux bleus à jamais fermés

Je m’ennuie déjà tant

Comment vivre mes instants devant


Penser que je devrai meubler

Tous ses instants devant

Sans toi à mes côtés

Privés de nos je t’aime

Moi aussi je t’aime

Comment vivre autrement

Maintenant


Agenouillée

Devant ton corps endimanché

Dans des draps blancs de satin vautré

Tes yeux bleus à jamais fermés

Je me rappelle tous les tourments

La peur de mauvais traitements

Pire qu’un étranglement

La colère

Qui explose comme un volcan

La peine

La saudite peine

Qui tire par en dedans

Le cœur arrachant

La peine

La saudite peine

Qui fait prier Dieu

À genou


Agenouillée

Devant ton corps endimanché

Dans des draps blancs de satin vautré

Tes yeux bleus à jamais fermés

Je remercie Dieu

De t’avoir accueillie parmi eux

Car là où tu es maintenant

Tu es plus vivante que jamais


Même s’il me faut vivre autrement

Tu feras toujours partie de mes instants devant

Car là où tu es maintenant

Les appels itinérants sont illimités

Qu’importe le moment


Agenouillée

Devant ton corps endimanché

Dans des draps blancs de satin vautré

Tes yeux bleus à jamais fermés

Je remercie Dieu

De t’avoir accueillie parmi eux

Car là où tu es maintenant

Tu es plus vivante que jamais


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